<aside> 💡 Maintenant qu’il est clair que les entreprises souhaitant mettre en place une stratégie DEIB doivent inclure leur chaîne de production, comment agir concrètement ? Des initiatives d’ampleur et de nature variées peuvent être mises en place : suivi et évaluation de la chaîne de production, collaborations avec des ateliers engagés et inclusifs, voire acquisition intégrale de ses prestataires pour une maîtrise optimisée.
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De toute évidence, il est nécessaire de connaître sa chaîne de production pour s’assurer que l’inclusivité y est appliquée. Des lois émergent pour responsabiliser les entreprises sur leurs filiales :
La loi sur le devoir de vigilance, votée en 2017 et concernant les entreprises de plus de 5000 personnes en France (150 marques de mode). Elle impose notamment la mise en place de mesures par les entreprises mères pour prévenir les risques les plus graves dans leur chaîne de production. Cela ne concerne pas directement l’inclusivité, mais respecter cette loi donne l’opportunité de connaître sa chaîne et d’y appliquer d’autres mesures. Si certains organismes la considèrent comme insuffisante, ainsi que sa déclinaison en discussion au Parlement Européen (Corporate Sustainability Due Diligence), cette loi indique que des législations restrictives pour la mode vont fleurir, soutenues notamment par la société civile. Autant anticiper au plus tôt pour faciliter la transition.
<aside> 💻 Revoir le webinaire de la Fédération Française du Prêt à Porter sur le Devoir de vigilance ici. Un guide dédié est disponible en contactant [email protected].
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Il en va de même sur la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), qui impose d’informer un minimum les consommateurs via les fiches produit, notamment sur l’ensemble des pays de fabrication et les “caractéristiques environnementales” du produit. Appliquée aux grandes entreprises depuis le 1er janvier 2023, elle touchera les moyennes entreprises en 2024 et les petites en 2025 (source : Fashion Network).
<aside> ☝ Tous les dispositifs de la Fédération pour vous accompagner en matière de RSE et de mise en conformité RSE dans Vous faire accompagner par la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin
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Obtenir une garantie de la performance sociale des sites de production de rang 1 ( via des certifications, audits, visites…) et avoir une bonne traçabilité au-delà du rang 1, serait un début. Il existe des certifications sociales des sites de production (SA 8000, WRAP, EPV…) et des référentiels standards (Amfori, SEDEX, ICS, Fair Labour association.)
Le Modern Slavery Act, bien qu’étant une loi britannique, peut également concerner toute entreprise française dont le chiffre d’affaires excède 41 millions d’euros et vendant des produits au Royaume-Uni. Chaque année, les sociétés concernées doivent rédiger une déclaration décrivant les étapes suivies pour s'assurer que l’ensemble des maillons de le chaîne de production n’est pas impliqué dans des pratiques liées à l'esclavage et au trafic d'êtres humains.
<aside> 💡 La traçabilité est la base minimale pour entreprendre des changements vertueux dans la mode. Pourtant, Fashion Revolution révèle dans son Transparency Index 2023 qu’en moyenne, les 250 plus grandes marques de l’industrie ne révèlent que 29,6% de leur chaîne de production complète (matières premières, transformation et fabrication).
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Au-delà du respect des droits humains garanti par la traçabilité qui est essentielle à une réelle inclusivité, certaines usines et ateliers vont plus loin. Ils sont effectivement impliqués dans des chantiers d’insertion sociale ou sont des acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Ils s’attachent à employer des personnes de la communauté où ils sont implantés, favorisent l’emploi des personnes en situation de handicap, développent l’économie et les savoirs-faire locaux… Faire appel à ces structures renforce la DEIB d’une marque et peut constituer un axe de communication. 👁️ Panorama des solutions pour la DEIB dans la mode → Ateliers engagés ou artisanaux
L’un des acteurs majeur de ce sujet est le réseau Résilience, composé de 80 espaces de confection textile répartis sur le territoire. 50 sont des structures d’insertion par l’activité économique (la majorité des salariés sont des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles particulières), et 30 sont des “entreprises adaptées” (55% des salariés sont en situation de handicap avec des postes et des conditions de travail adaptés). Plus de 2000 personnes ont été formées grâce à ce projet.
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